FRUITS CONFITS

HISTOIRE
La conservation par confisage est apparue en Provence, toujours réputée pour sa production fruitière, dès le Haut Moyen-Age. Les fruits étaient alors confits dans du miel, jusqu’à ce que le sucre, introduit en France pendant les Croisades, permette d’en améliorer la technique.
Déjà en 1365, les syndics aptésiens offre des fruits confits d’Apt au Pape Urbain V, alors en pèlerinage dans leur ville. Plus tard, au XVIIe siècle, Madame de Sévigné, dans une des ses lettres à sa fille, Madame de Grignan, qualifie la ville d’Apt “de chaudron à confiture”.
En 1868, l’Anglais Mathieu Wood, découvre cette spécialité aptésienne et favorise l’ouverture du marché britannique.
Aussi au XIXe siècle, les grands confiseurs aptésiens s'affirment : Jaumard, Rambaud, Marliagues, puis Barrielle, Bardouin, Reboulin, Piton, Gay, Vial, Blanc..
Bigarreaux Napoléon, abricots, figues, poires bianchetti, prunes confites, cette réputation ne s’est jamais démentie et, les maîtres-confiseurs d’Apt perpétuent encore aujourd’hui, cet art du fruit confit, vieux de plusieurs siècles.
Nostradamus a l’idée de les conserver dans le sucre, nouvellement arrivé en France. Il rédige, en 1555, l’un des plus remarquables ouvrages français sur la confiserie : le " Traité des fardements et confitures ", recettes de beauté, et surtout recettes de confitures sèches, c’est-à-dire les fruits confits. Il enseigne comment s’y prendre pour " confire petits limons et oranges tout entiers, coings en quartiers avec le sucre pour faire du cotignac (confiture sèche), du pignolat (nougat aux pignons), du sucre candi, des sirops, des poires confites et de la tarte de massapan ". Cette tradition se perpétue à travers les siècles, de la Renaissance à nos jours, dans tout le bassin méditerranéen.